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mai 2009

Une entreprise de travail temporaire à Saint-Pierre et Miquelon ?

 
La SODEPAR étudie actuellement la faisabilité d’établissement d’une entreprise temporaire de travail à Saint-Pierre et Miquelon. Le résultat de cette étude devrait être connu en juillet prochain.
 
Entre les recensements de 1999 et 2006, le nombre d’habitants de Saint-Pierre et Miquelon a diminué. Plusieurs facteurs sont responsables de cet état de fait parmi lesquelles la vulnérabilité de l’économie des îles et de la difficulté des jeunes à trouver un emploi stable sur l’Archipel. Pour inverser la tendance, une idée intéressante pourrait consister à attirer de nouveaux habitants sur l’Archipel, notamment faire revenir les Saint-Pierrais et Miquelonnais qui ont quitté les îles. Devant un marché local du travail saturé, il faut cependant réfléchir en terme de globalisation de l’offre de travail, c'est-à-dire penser en terme de « région » et non plus uniquement en terme de marché local.
 
Etat des lieux de la situation

Dans la province voisine, Terre-Neuve connaît le plein emploi. Certains chantiers connaissent d’ailleurs une pénurie de main d’œuvre d’ouvriers qualifiés notamment dans les domaines qui touchent aux hydrocarbures. Entre 11.000 et 15.000 postes sont prévus grâce à des chantiers en cours ou à venir dans des entreprises comme la raffinerie de Placentia Bay, Hebron-Ben Nevis, le terminal LNG de Grassy Point… tous cherchent à recruter.
 
Saint-Pierre et Miquelon, réservoir de main d’œuvre qualifiée ?

L’idée pourrait donc consister à faire de Saint-Pierre et Miquelon, un réservoir de main d’œuvre pour certains chantiers situés à Terre-Neuve et manquant cruellement de personnel qualifié.
 
Fonctionnement de la mise à disposition de personnel

Le public susceptible d’intéresser l’entreprise de travail temporaire est métropolitain. La cible prioritaire serait de faire revenir sur les îles, les Saint-Pierrais et Miquelonnais qui ont quitté l’Archipel. Le projet consisterait à faire venir des ouvriers qualifiés avec un minimum de 5 ans d’expérience sur des chantiers liés aux hydrocarbures, idéalement avec des enfants afin de maximiser l’impact local. Il leur serait proposé d’établir leur résidence à Saint-Pierre et Miquelon où ils seraient embauchés par l’entreprise temporaire de travail pour partir travailler sur certains chantiers canadiens. Le cycle de travail pourrait être compris entre 2 et 6 semaines de travail au Canada et entre 3 jours et 2 semaines de repos sur l’Archipel – selon le lieu d’implantation du chantier – en Alberta ou à Terre-Neuve.
 
Quel bénéfice pour l’ouvrier et quelles retombées pour Saint-Pierre et Miquelon ?

L’avantage pour l’ouvrier qui viendrait s’installer dans l’Archipel serait multiple : salaire plus élevé qu’en France métropolitaine –base de 100.000 $ CAD par an –, sa famille serait installée dans un cadre de vie français donc connu pour tout ce qui touche à la santé, l’éducation, la langue. Et enfin, l’ouvrier étant embauché sur le territoire français, il pourra bénéficier de la couverture sociale française – droit aux Assedic, couverture médicale, cotisations retraite-.
 
D’un autre côté, cette immigration aurait un impact positif pour l’Archipel notamment en terme de consommation locale, mais également sur l’immobilier –location de meublés et/ou dans les structures d’hébergement temporaire- ou encore sur les organismes de formation pour les équivalences de diplôme français/canadien.
 
A terme, l’Archipel pourrait alors disposer d’un pool d’ouvriers qualifiés, certifiés selon les normes canadiennes, pouvant ainsi inciter les entreprises locales à répondre aux appels d’offre relatif à l’exploration off shore dans la région.
 

Le résultat de cette étude de faisabilité
devrait être connu en juillet prochain.
 
 
CONTACT PRESSE
Marie-Laure BOHAN
Chargée de communication
sodepar.paris@sodepar.com
SODEPAR