Entreprises liées aux activités maritimes
Le renforcement de l’euro par rapport aux monnaies nord-américaines depuis 2003 défavorise les exportations de produits de la mer aux Etats-Unis (principalement crabe des neiges, filets de cabillaud et œufs de lompe), et obligent les entreprises locales à se tourner de plus en plus vers le marché européen, marché sur lequel sont déjà exportés la majeure partie des filets de morue produits localement.
La pêche
La reprise de la pêche en 1997 après le moratoire de 5 ans sur la ressource s’est accompagnée d’une modification radicale de l’activité. En effet, la diminution drastique des quotas accordés à Saint-Pierre et Miquelon a conduit les pêcheurs de l’Archipel à s’adapter en investissant, avec l’aide de la Collectivité et de l’Etat, dans des unités de pêche de taille plus modeste, leur permettant de diversifier les prises.
- La morue est l’espèce la plus pêchée : plus de 45% des prises,
- Le lompe un peu plus de 14%,
- La coquille Saint-Jacques un peu plus de 10%,
- Le crabe des neiges représente 9% des prises,
- La raie environ 6%,
- Le reste des captures est composé d’églefin (4%), bulot (près de 3%), balai, homard, capelan, maquereau, saumon et myxine (qui est en expérimentation).
Source : Affaires maritimes – captures 2005Face à la chute des exportations de produits de la pêche depuis les années 1990, les acteurs de la vie politique et économique souhaitent stimuler l’importation de produits de la mer provenant de pays tiers, afin qu’ils soient transformés dans l’archipel puis exportés vers le marché européen en franchise de droits de douanes, comme le permet la décision d’association outre-mer.
L'aquaculture
C’est un des axes majeurs du développement des îles.
L’élevage des Coquilles St Jacques et le grossissement du cabillaud, qui s’inscrivent dans une logique de développement durable, apparaissent comme complémentaires à la valorisation des ressources halieutiques pêchées en mer.
Sur l’Archipel, il existe trois sites d’élevage :
 | - Basée à Miquelon, l’entreprise « Exploitation Des Coquilles » (EDC) est la seule entreprise aquacole française à élever des Coquilles Saint-Jacques (plactopen magellanicus). La baie dans laquelle s’effectue l’élevage de la Royale de Miquelon offre d’excellentes conditions de production notamment en terme de qualité de l’environnement. A terme, 250 tonnes de noix devraient être exportées vers l’Union Européenne.
|
 | - A Saint-Pierre, la société « Aquafutur» pratique le grossissement du cabillaud à l’intérieur de bassins situés dans la baie de Saint-Pierre.
|
 | - A Saint-Pierre, « La pisciculture Valijade » élève des ombles de fontaine et pêche des anguilles. Après quelques années passées à étudier les conditions de reproduction de ces espèces, la société d’élevage commence tout juste à les commercialiser. Ces produits sont vendus frais ou fumés auprès des restaurateurs locaux, cependant cette entreprise envisage de développer ses activités dans les années qui viennent.
|
Transformation des produits de la mer
A ce jour, l’Archipel compte quatre entreprises de transformation du poisson, qui emploient environ 150 personnes, principalement des saisonniers.
- L’usine Interpêche, à Saint-Pierre, transforme essentiellement le cabillaud, le sébaste et la plie, c'est-à-dire la totalité des prises de la pêche industrielle dans le cadre de l’accord de 1994.
- Les Nouvelles Pêcheries, société située à Saint-Pierre traite principalement le crabe des neiges, le lompe et le bulot. L’entreprise conditionne également du thon.
- La société Pêcheries Paturel, spécialisée dans la fumaison de poissons : le saumon, la truite, mais également des produits plus atypiques comme l’espadon, le requin, la coquille Saint-Jacques ou encore les œufs de cabillaud.
- La Société Nouvelle des Pêches de Miquelon, à Miquelon, appartenant à la société EDC, traite les coquilles Saint-Jacques, la limande, les œufs de lompe ainsi que le cabillaud lui-même transformé en morue salée.
Les produits issus de ces industries sont exportées vers les marchés asiatique et nord américain. Depuis 2003 avec l’appréciation de l’euro par rapport au dollar américain, une tendance à l’export vers le marché européen s’accentue (coquilles, morue, flétan).
Les algues
Au vu des quantités peu importantes pouvant être récoltées dans les eaux de l’Archipel, le développement de cette production joue un rôle secondaire dans la diversification économique de Saint-Pierre et Miquelon.
Malgré tout, deux entreprises, la «Société Terre-i-mer» (
www.terre-i-mer.com), ainsi que la société «OLIVIER-CHAMPDOIZEAU», exportent 500 kg d’algues tous les 2-3 trimestres.
Il s’agit principalement de l’Agarum Cribosum.