Entreprendre à Saint-Pierre et Miquelon
Le développement économique de Saint-Pierre et Miquelon est historiquement lié aux richesses halieutiques situées au large des côtes de l’archipel. Ces ressources naturelles ont permis l’essor de la pêche, des activités de transformation de poisson et de l’avitaillement des navires.
L’effet conjugué de l’effondrement des stocks de morue, et de la délimitation de la Zone Economique Exclusive française autour de l’Archipel par le tribunal international de New York en 1992 entraînant la réduction du champ d’action des pêcheurs de l’archipel, a entraîné une crise économique majeure.
Depuis le début des années 90, la population et ses élus s’efforcent d’entrer sur la voie de la diversification économique.
Le secteur des produits de la mer demeure l’une des principales voies d’avenir. Pour se développer dans ce domaine d’activité, les entreprises adaptent progressivement leurs modes de production à leur nouvel environnement et leurs produits sont de plus en plus diversifiés et élaborés.
Les efforts se poursuivent également pour pérenniser les initiatives d’aquaculture : morue de grossissement, dont les premières exportations sont encourageantes, et Coquilles Saint-Jacques (Placopecten Magellanicus). La baie de Miquelon est d’ailleurs le berceau de la seule exploitation française de coquilles d’aquaculture.
Le Bâtiment et Travaux Publics représente une part importante dans l’économie de l’Archipel. Cette activité est étroitement liée aux saisons et ne permet un plein exercice que de juin à novembre. Ce secteur est fortement dépendant de la commande publique.
Le tourisme constitue un axe de développement qui permettrait de valoriser la faune et la flore de l’Archipel, ainsi que son patrimoine culturel et historique.
La reprise des activités de la quarantaine animale pour le printemps 2007 est un exemple significatif des efforts entrepris dans le cadre de la diversification des activités économiques.
Enfin, la prospection pétrolière qui se poursuit au large de l’archipel laisse espérer le développement d’activités liées à la recherche et à l’exploitation off-shore (base de ravitaillement, formation, etc.)